L’étude radiologique de la structure des objets issus de fouilles archéologiques ne cesse d’évoluer. La radiographie classique est depuis longtemps utilisée mais le scanner médical (tomodensitométrie, Computed Tomography=CT) et le microscanner (microCT) s’avèrent encore plus intéressants pour certains objets.
Tout dépend de la taille et de la composition des objets ainsi que de la résolution de l’image désirée.

La radiographie ne peut fournir que des images projetées de l’ensemble du volume traversé par les rayons X, ce qui rend nécessaire de faire des clichés dans des directions différentes pour avoir une idée des rapports dans l’espace entre les différentes structures visibles. Par contre, la radiographie est utilisable sur des objets volumineux ou très denses (par exemple en métal).

Le scanner peut étudier les objets dont le diamètre ne dépasse pas 50 cm (sinon, il ne rentre pas dans l’anneau du scanner), alors que la longueur peut facilement atteindre 2 mètres. Par ailleurs, certains objets métalliques, par exemple des bronzes, causent des diffractions importantes des rayons x, rendant parfois les images ininterprétables. Cela dépend de la composition, de l’épaisseur et du degré de corrosion de l’objet.

Le microscanner est un appareil encore peu diffusé qui utilise les mêmes propriétés que le scanner médical, mais sur des objets plus petits et avec une résolution spatiale beaucoup plus élevée (jusqu’à quelques microns). La puissance des rayons X peut être également supérieure à celle des scanners médicaux, ce qui permet de traverser des matériaux plus denses, en particulier les métaux. L’intérêt est de pouvoir analyser, comme au scanner, des coupes de l’objet dans tous les plans de l’espace et faire des images 3D.

Ainsi, il est nécessaire de bien choisir la modalité d’imagerie en fonction des objets étudiés et des questions posées. Avec cet éventail d’appareils que nous connaissons bien, nous pouvons vous proposer d’étudier une grande partie des objets issus d’une fouille qu’il s’agisse d’os, d’ivoire, de terre cuite, de bois, de pierre ou de métal. S’il s’agit de terre cuite, il faut réaliser une thermoluminescence au préalable car les rayons X peuvent apporter une énergie éventuellement responsables d’erreur de datation par la suite selon certaines publications.

Enfin, il est parfois difficile pour les chercheurs de bien comprendre comment utiliser ces images. C’est pourquoi nous proposons également des formations adaptées leur permettant de les lire sur la plupart des ordinateurs récents.